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11/03/2025  |  Territoires

Du changement en vue à la FFCAM

La Fédération française des clubs alpins et de montagne s'apprête à vivre un nouveau chapitre.

Attractivité, fidélisation, rajeunissement et féminisation... Depuis 2016, la Fédération française des clubs alpins et de montagne a entamé sa mue et les chiffres viennent valider la démarche. Les nombres de licenciés et de clubs ont augmenté de plus de 20% (115 000 licenciés et 445 clubs) quand le nombre de mineurs a doublé sur cette période (21 000). Quasi inexistants, les groupes féminins sont désormais vingt et un. Bilan positif aussi côté de la fréquentation des refuges FFCAM qui ont augmenté de 12% (315 000) sur cette période.

Les chiffres donc... et les actions pour y parvenir. Cette dernière décennie, les projets n'ont pas manqué pour l'historique Fédération française des clubs alpins et de montagne. Modernisation et digitalisation, développement durable comprenant notamment d'importants investissements pour rénover le parc de refuges, structuration fédérale renforcée avec l'organisation de deux congrès pour concerter sur les problématiques de la montagne mais aussi politique sportive fédérale audacieuse pour davantage d'actions envers les jeunes, les femmes, l'accès à tous les publics ou vers le haut niveau ou encore système de formation redéfini avec de nouveaux cursus adaptés... De nombreux chantiers ont été entrepris par la FFCAM qui a fêté ses 150 ans en 2024 et présidée par le trio Sylvie Guérin, Rémy Mullot et Nicolas Raynaud (à la tête de la FFCAM depuis 8 ans).

« Continuer à vivre tout en poursuivant notre adaptation. » 

Une équipe qui ne se représentera pas fin mars et qui laissera donc place à un nouveau projet mais avec le souhait de poursuivre cette dynamique. Si la FFCAM a renforcé sur cette dernière décennie sa reconnaissance institutionnelle en obtenant la délégation sportive de l’escalade sur glace et en intensifiant ses liens avec la FFME et la FFS notamment, la FFCAM entend consolider sa place. « Si elle souhaite être efficace et utile, elle doit être l’intersection des sujets qui animent ces milieux, indique Nicolas Raynaud. Cette place, si chèrement acquise, d’acteur important du milieu de la montagne, se construit en des années et demande beaucoup d’énergie pour la maintenir. »

Un futur ex-coprésident qui mesure également l'importance et le défi d'une telle fédération dans le cadre du réchauffement climatique et de la transformation de la montagne. « Il va falloir gérer cette tenaille dans laquelle nous sommes entre une montagne qui s'écroule en haut et prise d'assaut par le bas. C’est là où se déroule la majeure partie de nos activités et là où sont la majeure partie de nos refuges. Il va donc falloir gérer des flux, et en particulier, une distorsion entre le développement que cela va occasionner et les services que nous pouvons rendre. Voilà toute la difficulté de la transition : continuer à vivre tout en poursuivant notre adaptation. » 

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